Le monde est en danger !
Le monde de Minecraft est en danger. Trois grands méchants ont découvert une nouvelle dimension, le Sift, d’où ils tirent une grande partie de leurs nouveaux pouvoirs. Aventurier, c’est à vous qu’incombe la mission de vaincre cette menace et de sauver le monde de Minecraft. Commencez au niveau 1 et progressez pour découvrir ce qui vous attend !
Minecraft Dungeon II est donc le second opus du spin off de Minecraft. Après un premier jeu excellent, le second opus était très attendu. D’autant que ce deuxième jeu ajoute une chose inédite depuis près de 14 ans : une nouvelle dimension. Malgré toute la volonté du monde, il est difficile de ne pas comparer les deux opus. Car les deux prennent le même parti-pris : un jeu à la troisième personne, en vue du dessus, avec des missions et une histoire beaucoup plus linéaire que ce que Minecraft nous avait habitué. De quoi mettre en avant le lore de cet univers, tout en proposant d’autres types d’affrontements.
Qu’est-ce qui change ?
Minecraft Dungeon II propose un monde ouvert, là où son grand frère était en mode couloir et missions à mener à bien dans des niveaux dédiés. Bonne ou mauvaise idée, c’est aussi une question personnelle et de type de jeu. Cependant, force est de constater que le monde ouvert a quelques inconvénients, comme l’apparition incessante d’ennemis, le jour ou la nuit. Impossible de nettoyer la carte pour explorer facilement : les ennemis réapparaissent quasiment dès que la zone est hors de vue. Alors certes, cela est une bonne chose pour le farming, mais cela pousse aussi à le faire de façon intensive, ne serait-ce que pour progresser sans se faire maltraiter par les ennemis. Heureusement, vous disposez d’une potion, avec ZL, qui se recharge avec le temps.
Cela pose d’ailleurs quelques autres “problèmes” ou plutôt vous demandera de l’adaptation. Par exemple, il n’y a pas vraiment de pause dans le jeu. Si vous ouvrez votre inventaire pour équiper ce que vous venez d’obtenir, vous pouvez quand même vous faire attaquer par des ennemis et donc… mourir dans les menus. Il faut donc se mettre en sécurité avant de changer votre équipement. Celui-ci se récupère en tuant des ennemis ou en ouvrant des coffres (ou encore auprès des marchands, nous en reparlerons). Il y a plusieurs pièces d’équipement possible : casque, plastron, pantalon, botte… et d’armes, à distance ou au corps à corps. A cela s'ajoutent des pouvoirs dont les emplacements se débloquent au fur et à mesure des niveaux. Et des insignes qui vont aussi vous conférer des bonus.
Mais la nouveauté c'est que vous pouvez enfin sauter ! Et dans un monde ouvert, c’est largement nécessaire pour en explorer les moindres recoins !
Cela peut paraître beaucoup de choses à gérer, mais l’interface est claire et facile d’utilisation. La flèche du haut permet un accès direct à l’inventaire. Chaque item dispose de différentes caractéristiques, que ce soit sur sa rareté ou sur ses compétences passives. Et bien sûr, le loot sur les ennemis étant aléatoire, ce sera à vous d’explorer et de tuer le plus d’ennemis pour avoir le meilleur stuff possible. Bien entendu, vous allez aussi récupérer des émeraudes dans des pots et les ennemis, ce qui va vous permettre d’acheter de l’équipement auprès des marchands… une fois qu’ils seront débloqués.
Mais ce n’est pas tout : chaque niveau pris vous donne un point pour que vous puissiez (une fois débloqué là aussi) enchanter vos objets. Cependant, les émeraudes pour acheter des équipements sont en très grandes quantités, vous pouvez même en récupérer en recyclant les objets qui ne vous servent plus. Mais les points de niveau sont plus rares : vous n’en gagnez qu’un par niveau, il faudra donc les utiliser à bon escient. Enchanter vos équipements va donc demander un peu de réflexion avant. Ou de farming pour obtenir les meilleurs items.
Que vaut vraiment ce deuxième opus ?
Comme on l’a dit, il est difficile de ne pas comparer les deux jeux. Et force est de constater que le second volume souffre de nombreux défauts, plus que le premier. Déjà, son temps de jeu : environ 8 à 10h pour le… “terminer”. Mais attention, finir Minecraft Dungeon II à l’heure actuelle, en octobre 2026, ne signifie pas totalement finir l’histoire. Tout dépendra de la version que vous avez choisie et de votre patience. Pour 29,99 €, vous avez accès au jeu de base, qui n’inclut donc pas les deux DLC qui viendront plus tard. Le souci ? La fin du scénario se trouve probablement dans l’un de ces DLC. Oui : le scénario inclut trois grands méchants. Or le jeu de base ne vous permet que d’en battre deux. On estime donc qu’il faudra attendre la sortie des DLC pour en savoir plus sur la fin de l’intrigue. Il est tout à fait possible de prendre la version Deluxe du jeu, pour 49,99 €, qui inclut, en plus d’éléments cosmétiques, les DLC 1 et 2 dès leur sortie.
Techniquement, vous avez donc accès à une histoire qui n’est pas totalement terminée. Et d’aucun ne manqueront pas de marquer leur déception face à cet état de fait. Non pas que le scénario soit captivant, il est plutôt classique dans son genre. Mais la cinématique finale, ainsi que l’annonce des deux DLC pour pas loin de 20 € de plus a tendance à laisser un goût amer. D’autant que les promesses du jeu ne sont pas tenues. Le Sift est une dimension qui manque de profondeur : quelques portails ici et là vous y téléportent et ne se distinguent pas vraiment des donjons que proposent le monde ouvert. Et même lorsqu’il sera possible de l’explorer, on se retrouve alors dans une dimension très belle, certes, mais qui ne se démarque pas vraiment de l’overworld autrement que par ses couleurs et ses quelques créatures. La progression est ici toujours la même : un court passage, avec des ennemis à vaincre jusqu’à un coffre, ou une zone finale qui se termine par une embuscade. Cette embuscade est importante : elle est en réalité la source de plusieurs bugs. Il s’agit de moments où le monde se referme : des barrières ferment les accès à une zone et de nombreux ennemis apparaissent par vague.
Le bestiaire est classique de Minecraft, si vous connaissez le jeu. Pillards, creepers, zombies… et autres sorcières et wardens. Plusieurs ennemis peuvent d’ailleurs vous projeter loin (ennemis ou armes d’ailleurs). Vous le voyez venir ? Il est totalement possible de se faire projeter en dehors de la zone d’embuscade pour taper à distance les ennemis tout en restant en sécurité. Pas dit que ce soit réellement prévu par le jeu, surtout quand on arrive à faire ça lors de phases de boss plutôt puissants… Et il faudra finir ces embuscades, même si vous êtes hors zone, pour ne pas être soft lock par le jeu.
Minecraft Dungeon II reste plutôt hésitant sur sa progression. Les boss lâchent parfois des équipements communs quand certains zombies du monde ouvert laissent tomber des équipements rares. Certains objets uniques sont donnés lors de quêtes annexes présentes dans le monde ouvert et qui consistent souvent à aller d’un point A à un point B dans une même zone. Le jeu table sur l’envie de découverte et d’exploration : le meilleur équipement, la plupart du temps, se trouve en récompense des quêtes annexes.
En réalité, l’open world n’apporte pas grand chose de plus. On a accès à différents donjons disséminés un peu partout, mais qui se ressemblent tous et donc le challenge est assez redondant : entrer, aller au bout, battre les ennemis. Alors certes, on pourrait arguer que cela ressemble au premier jeu. Mais ce serait mettre de côté les subtilités de niveaux du premier, les possibilités de débloquer des choses en faisant des actions spécifiques, etc.
Minecraft Dungeon II laisse une impression d’inachevé qui ne vient pas uniquement du fait que son scénario semble tronqué. Peut-être n’est-il, au fond, pas fait pour être joué en solo ?
Une aventure plus vaste qu’il n’y parait, surtout à plusieurs
Minecraft Dungeon II est vraiment prévu pour être joué à plusieurs. Car au-delà de son contenu qui va en augmentant au fil des heures. Entre le côté hack’n’slash, le contenu endgame qui propose des tempêtes d’âmes et autres événements sur la carte, les différents biomes qui donnent de la nouveauté visuelle au monde… Il y a de quoi faire. Mais c’est vraiment à plusieurs que le titre prend tout son sens. Jouable jusqu’à quatre, c’est dans l’adversité que les affrontements deviennent encore plus épiques, que l’exploration devient moins redondante et plus fun. Plus qu’une aventure en solo, Minecraft Dungeon II renoue avec ce qui fait la force de Minecraft : jouer à plusieurs, partager du temps ensemble, explorer et se battre en groupe, mettre au point des stratégies.
Alors, tout devient possible et de nombreux points noirs deviennent logique : surveiller son équipier pendant qu’il équipe ses nouvelles pièces d’armures en éliminant les ennemis autour de lui, exploration à plusieurs, boss particulièrement forts à vaincre en équipe. Jouer à Minecraft Dungeon II en multi rend l’expérience totalement différente. Et on sent à travers cette expérience la volonté du studio de proposer un titre qui s’apprécie pleinement à plusieurs.
On ne peut que vous recommander d’essayer l’expérience en multi ! Niveau gameplay, tout est toujours inscrit à l’écran, ce qui facilite les choses et vous permet de ne jamais être perdu.
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