Test de Orbitals, un voyage exceptionnel au cœur de la nostalgie
Orbitals, très bel hommage aux animes rétros, arrive sur Switch 2. Ne le manquez surtout pas !
TestDans cette épopée intergalactique en 3D de type réflexion et platformer, on y (re)découvre le style rétro assumé des dessins animés japonais des années 80/90. Une véritable ode à la nostalgie que nous avons eu la chance de tester.
Alors, Orbitals est-il à la hauteur des jeux du même genre comme It Takes Two ou SplitFiction ? Nous vous livrons notre test ici.
Il faut sauver la station spatiale
L’histoire se déroule dans une station spatiale de recherche qui a été dévastée par une terrible tempête cosmique. Parmi les habitants de la communauté qui y vivaient, se trouvent Maki et Omura, deux jeunes enfants qui sont sauvés grâce au chef de la colonie, Togen.Quinze ans plus tard, une nouvelle tempête destructrice approche à grands pas. Maki et Omura, devenus grands, ont pour mission de récolter le matériel nécessaire au sauvetage de la station et donc de ses habitants. Et même s’ils manquent d’expérience, ils sont déterminés à mener à bien leur mission. Grâce à leur vaisseau retapé, ils vont explorer l’espace pour découvrir des endroits inconnus et dangereux.Avec une excellente introduction ainsi que de nombreuses chouettes cinématiques, on a vraiment l’impression d’être devant une série d’animation japonaise que l’on regardait à l’époque du club Dorothé (pour ceux qui sont assez vieux pour connaître).
Côté graphismes, on est gâté, tout est parfaitement bien réalisé et respecte le style rétro des mangas des années 80/90. Les couleurs sont vives, le jeu nous offre de superbes panoramas et chaque personnage que l’on rencontre, en plus de nos deux héros, sont attachants et marquants à leur manière.
Toute l’animation est d’ailleurs entièrement dessinée à la main par Studio Massket. On y retrouve avec plaisir des références aux mangas de notre enfance comme Ulysse 31, Albator, Ranma ½ etc. On n’est pas en reste en terme de bande son que ce soit au niveau des divers bruits dans l’environnement ou des musiques tantôt épiques, tantôt tristes, tantôt humoristiques, qui nous restent en tête durant toute l’aventure. Et puis, il y a les voix. Bien sûr, nous avons le droit à différentes langues, mais le jeu nous offre une localisation française dans ses doublages avec un casting des plus solide.
En effet, de grands noms prêtent leurs voix dans ce projet, par exemple Pascal Gimenez en Togen ou encore Jean-Christophe Acquaviva en Jaga. Mais également une véritable légende : Brigitte Lecordier, l’interprète iconique de San Goku dans la série Dragon Ball. Ici, elle incarne Kinakoko, la mécanicienne de la communauté au tempérament un peu bourru mais avec un très grand cœur.
Leur excellente prestation rend l’aventure particulièrement immersive. Avec tout cela, c’est la nostalgie garantis pour les trente / quarantenaires, mais c’est également un excellent moyen de faire découvrir un vieux style d’animation japonaise aux jeunes générations !
Explorons l’espace ensemble
Comme nous l’avons dit en introduction, Orbitals se joue exclusivement à deux. Que ce soit en local avec une seule ou deux consoles, via le GameShare ou en ligne, pour vivre l’aventure, il va nous falloir un équipier. De toute manière, si ce n’est pas le cas, l’aventure ne démarre pas. Ce système nous fait bien évidemment penser à deux autres titres du même style, très célèbres: It Takes Two et Split Fiction. D’ailleurs, le concept est le même. En plus de pouvoir jouer à deux sur une seule console, lorsqu’on utilise deux Switch 2, il n’est pas nécessaire de posséder un exemplaire chacun pour profiter de la partie. Notre partenaire a, de son côté, accès au pass ami pour nous rejoindre et si on utilise le GameShare, il ou elle peut même jouer avec une Switch 1.Autrement dit, les possibilités pour pouvoir jouer en coopération sont nombreuses et s’adaptent à toutes les situations. Tout est mis en œuvre pour que chacun puisse profiter à fond de cette formidable épopée sans être obligé de se ruiner en payant deux fois une quarantaine d’euros (le prix du jeu). Une fois que les deux joueurs ont rejoint la partie, l’aventure peut commencer et nous choisissons chacun le personnage que nous contrôlons le temps d’une session. Rien ne nous empêche de changer de héros en cours de route.
Mais notre décision se base plus sur le côté esthétique que pratique. En effet, nous l’expliquerons plus bas, mais le choix du protagoniste n’a absolument aucune influence sur le gameplay, ce qui cette fois-ci diffère de It Takes Two et Split Fiction où chaque héros a sa propre particularité. Enfin, nous jouons quasiment exclusivement en écran partagé à la vertical (sauf cinématiques et situations particulières). C’est un style certes classique que l’on voit dans beaucoup de titres mais qu’il faut aimer. Tout le monde n’est pas forcément à l'aise avec ce type de vue surtout lorsqu’on joue en mode nomade sur un petit écran.
Cependant, c’est très pratique à certains moments car chaque joueur peut manipuler sa propre caméra, à sa guise.
Une coopération rigoureuse nécessaire pour réussir
Orbitals est un mélange entre aventure, plateforme et réflexion. La jouabilité de base est très simple et rapide à prendre en main puisque nos personnages peuvent avancer, sauter, faire des dash et utiliser différentes armes et appareils. Ce qui est moins facile c’est d’effectuer une grande partie de ces actions en parfaite synchronisation.Comme pour It Takes Two et Split Fiction, il faut avancer et résoudre de très nombreuses énigmes en duo. Et attention, la rigueur est de mise dans la coopération. Nous l’avons dit plus haut, en termes de gameplay il y a une différence majeure entre Orbitals et les deux jeux de Josef Fares. En effet, que l’on choisisse Maki ou Omura, cela ne détermine pas par défaut notre manière de jouer. C’est l’environnement qui influence notre gameplay.
Par exemple, lors des explorations avec le vaisseau, l’un peut être le pilote et l’autre le tireur et inversement comme bon nous semble. Ensuite, en fonction de l’outil que l’on choisit, nous ne pourrons réaliser que les actions spécifiques à ce dernier. Mais rien ne nous empêche de toutes les tester chacun notre tour. Enfin, lors des sessions de plateformer, chaque joueur peut choisir le parcours qui l’inspire le plus.
Autrement dit, d’un commun accord avec son équipier, le joueur peut choisir au cas par cas, la situation avec laquelle il est le plus à l’aise et le gameplay qui est le plus accessible pour lui. Cependant, cela n’enlève en rien la difficulté de certains parcours qu’il faut réaliser avec une excellente synchronisation pour y arriver jusqu’au bout. En effet, pour certaines énigmes, il faut faire preuve de rapidité, dextérité, réactivité et être en parfaite harmonie avec son binôme. Heureusement, le jeu est parfaitement fluide et ne souffre d’aucun bug ni de ralentissement.
Même si les énigmes demandent réflexion et communication avec son partenaire, elles ne sont en général pas trop prise de tête. De plus, certaines peuvent être résolues de différentes manières.
Durant notre exploration, nous avons l’occasion de débloquer des mini-jeux qui font justement travailler nos réflexes et que nous pouvons faire à volonté. Enfin, nous avons également accès à un ordinateur de bord qui évalue notre niveau de camaraderie tout au long de notre aventure. Autrement dit, si on est complice ou qu’au contraire on se crêpe le chignon, le jeu le saura.




















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