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Beholder: Conductor Disponible sur Switch depuis le 11/06/2026
Test de Beholder: Conductor (Switch)

Test de Beholder Conductor : Un train pour l’enfer

La saga des Beholder accueille un nouvel opus : Conductor. Vous êtes désormais contrôleur dans un train. A vous de scruter les faits et gestes des passagers pour les verbaliser ensuite. A moins que vous ne choisissiez une autre voie ?

Test
Conductor n’est pas le premier opus de la saga Beholder. Il y a déjà eu le premier du nom, en 2016, puis Beholder 2 et Beholder 3. Le principe de ces jeux est simple : vous êtes gardien d’immeuble dans un état totalitaire et devez scruter ce que font vos voisins pour ensuite les dénoncer. Dans Conductor, le principe est le même sauf que vous y êtes contrôleur ferroviaire. D’arrêts en arrêts, vous allez contrôler les passagers dans l’espoir de vous faire bien voir de votre hiérarchie. Mais derrière ces missions, se cache un propos sur le totalitarisme, la délation et les choix moraux qui nous sont proposés. Initialement sorti en avril 2025 sur Steam, c’est désormais sur Switch, ce 11 juin, que Beholder Conductor a débarqué.

Un dernier train à contrôler

Vous venez de prendre votre fonction. Peter, votre prédecesseur, vous a promis de vous expliquer toutes les ficelles du métier. Vous voilà donc à apprendre à contrôler les billets (façon Paper Please), à en scruter les moindres détails pour détecter les anomalies. Les signaler donne lieu à une amende qui vient directement remplir votre porte monnaie et votre jauge de points de confiance.
Beholder Conductor repose sur une boucle de gameplay relativement simple : vous observez (de multiples façons, allant de regarder à travers le trou de la serrure à fouiller les affaires de vos passagers pendant qu’ils sont aux toilettes), vous notez tous leurs faits et gestes et vous allez ensuite les reporter au pouvoir suprême pour toucher votre prime.

L’argent vous permet ensuite d’acheter différents objets, parfois nécessaires pour contenter vos passagers. Tandis que les points de confiance représente la confiance que ce charmant (non) gouvernement totalitaire à en vous. Et si vous tombez en négatif… c’est la mort. Littéralement pour votre personnage.

La dystopie, ce train en marche

La série Beholder est largement inspirée des dystopies classiques : 1984 de George Orwell, La ferme des animaux d’Aldous Huxley ou encore de Farenheight 451 de Ray Bradury. Il s’agit d’un univers sombre. Et cette noirceur est visible dans le graphisme. Les personnages ne sont que des silhouettes entièrement noires, avec quelques éléments blancs pour les caractériser. Cette esthétique devient rapidement emblématique de la série. Le jeu se pare de teintes marron, noir, gris, parfois réhaussé de rouge et de jaune pour symboliser le pouvoir, le sang ou l’or nécessaire à se faire une place dans cette société.
Beholder joue beaucoup sur cette symbolique pour construire son univers. Il n’y a pas besoin de grands discours pour nous expliquer l’univers dystopique ou l’état totalitaire dans lequel on se trouve. Rien que l’écran de chargement, qui nous montre le trajet de notre train, une ligne de front rouge évoquant la guerre et une terre apparemment noircis de l’autre côté, en dit déjà beaucoup. C’est là toute la force du jeu : vous faire comprendre toute la situation rien qu’en vous y plongeant et en vous mettant face à des choix cornéliens dès le début. Ou à des choix en apparence anodin qui vont avoir un impact sur toute votre aventure.

Accepter ou refuser ?

Dans Beholder Conductor, vous avez le choix. Ou plutôt, vous ne l’avez pas mais vous ne le savez pas encore. Chaque décision a ses conséquences. Perte d’argent, de capital confiance, pire encore, ce sera à vous de le découvrir. Dites vous bien que vous n’êtes pas obligé de faire certaines choses… et que pour d’autres, mourir vous aidera à découvrir quelle est la séquence qui vous permettra de rester en vie. Car chaque passager à sa routine, ses intérêts, ce qu’il aime faire ou ne pas faire. Et vous allez vous en servir pour arriver à vos fins. Ainsi, aider Peter ou lui refuser votre aide pourrait être l’un des choix les plus dramatiques de votre aventure. Ou pas.
Le gameplay est assez simple, même si certaines choses méritent qu’on s’y arrête. Il faudra, par exemple, un peu jouer pour s’habituer aux déplacements aux joysticks. Avec le gauche vous déplacez votre personnage tandis qu’avec le droit vous déplacez la caméra. Cela va s’avérer essentiel car la caméra ne bouge pas seule. Il sera alors fréquent de se retrouver hors écran par exemple. Cela permet aussi d’aller explorer ce qui se passe autour de vous. Et dans un jeu où il faudra être rapide pour vous faufiler dans les cabines pour fouiller les bagages, ça va être essentiel.

Fureter et fouiller

La délation, dans Beholder, ça a du bon, mais il faudra faire attention. Par exemple, replacer exactement les objets dans l’ordre inverse auquel vous les avez extrait (le dernier en premier, etc) pour tout remettre en place comme c’était et ne pas vous faire prendre. Vous pouvez voler certains objets de valeur, afin de vous remplir les poches. Mais cela vous fera perdre de la confiance. Et certains objets peuvent même vous faire définitivement perdre.
L’utilisation des différents items, objets et machines est plutôt intuitive. Les rappels à l’écran sont les bienvenus pour que vous puissiez savoir quoi faire et comment le faire. D’autant que remplir les formulaires de délations demande d’aller récupérer des informations dans un peu tous les menus (fiches voyageurs, directives et interdictions, etc).

L’avantage c’est que vous n’êtes pas obligé d’attendre de tout avoir. Vous pouvez signaler une même personne autant de fois que nécessaire. Il ne sera en effet pas rare de découvrir de nouveaux vices en cours de volage. Voir même que certains comportements deviennent interdits en cours de route.
17/20
Beholder est une série de jeux passionnante. En nous plongeant dans la peau d’une personne obligée de surveiller et d’obéir à cet état totalitaire, Beholder nous fait réfléchir. Il interroge notre morale, notre capacité à survivre dans un régime dystopique, à prendre la décision de mentir ou non au gouvernement, de s’y plier ou de résister. Vous aurez certes moins de latitude que dans un jeu comme Paper Please, mais Beholder propose tout de même des choix impactant, une histoire prenante et un contexte qui fait froid dans le dos.
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17 /20

L'avis de Puissance Nintendo

Votre ticket s’il vous plait. Vous êtes sûr d’être en règle pour monter dans le train de Beholder Conductor ?

Jouabilité
Il faudra s’habituer à la caméra désynchronisée par rapport à votre personnage, ce qui n’est pas habituel dans ce type de jeu. Pour le reste, tout est affiché à l’écran. Même si on pourra, lors des formulaires, être un peu submergés par les menus, tout est assez clair et logique pour que ce soit fluide.
Durée de vie
Vous pouvez compter entre six et douze heures, selon si vous avez envie de tout explorer ou juste de faire une fois l’histoire. Sachant qu’il y a pas mal de choix, que chacun a un impact et qu’on a parfois envie de voir ce que ça aurait changé, le jeu a une bonne durée de vie, sans temps morts.
Graphismes
On retrouve ici toute l’esthétique de Beholder. Les silhouettes noires, les environnements magnifiques aux teintes rouges et or ou au contraire grises et marrons… C’est un très beau jeu, tout étant dans sa symbolique tant graphique que scénaristique.
Son
Le sound design est excellent. Tout est fait pour nous faire ressentir le côté oppressif du train et des contraintes gouvernementales. Ici donc très peu de musique mais beaucoup d’effets sonores réussis.
Intérêt
Si vous connaissez et aimez la série des Beholder, Conductor est fait pour vous. D’autant qu’il n’est qu’à 15,99 € sur l’eShop. Pour les autres, si vous aimez les jeux à la Paper Please, par exemple, les titres qui questionnent le totalitarisme, qui vous demande de faire des choix, d’aller contre ou avec votre morale, alors le titre est pour vous.

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