Test de NBA Playgrounds
La NBA est un sport spectaculaire qui fait rêver de millions de téléspectateurs à travers le monde. Alors que dans le monde vidéoludique NBA 2K domine tous les débats dans la simulation, voici un titre qui boxe dans une autre catégorie : le Streetball !
TestBienvenu dans le monde du Streeball !
Alors que la NBA bat actuellement son plein avec ses finales entre les Warriors et les Cavaliers, NBA Playgrounds arrive à point nommé pour les amoureux de basket. Loin du style réaliste de NBA 2K, le jeu développé par Saber Interactive et édité par Electronics Arts met en avant du basket de rue en 2 contre 2.Les personnages ont un look cartoon plus ou moins réussi selon les joueurs (on a quand même parfois du mal à les reconnaître, on pense notamment à John Wall et Derrick Rose) et la prise en main est très rapide pour un amusement quasi instantané.
On retrouve très rapidement des sensations de NBA Jam, avec des touches relativement simples. Comme toujours, vous aurez une jauge d’endurance pour votre turbo qu’il faudra bien gérer tout au long des matchs, car mettre le turbo, faire des dribbles au stick droit et des dunks vous la feront descendre à vue d’oeil.
Elle remontera bien entendu si vous n’utilisez pas ces compétences, mais cela serait vous priver du fun du jeu. Pour vous faire une idée, un dribble au stick droit et un dunk videront quasiment votre jauge lors de votre possession de balle ! Il ne faudra donc pas courir comme un dératé et faire preuve d’un minimum de stratégie.
Un jeu accessible
La prise en main est assez simple, surtout si vous avez déjà joué à un jeu du genre. Pas besoin de combinaison extraordinaire pour faire des choses vraiment spectaculaires. Les dribbles spéciaux et les crossover se font en inclinant le stick droit dans la direction voulue et c’est tout ! Pour les dunks, il suffit de mettre le turbo et d’appuyer sur le bouton de tir en étant suffisamment proche du panier (entre la ligne des 3 points et des lancers francs).En solo, vous pouvez demander à votre coéquipier de sauter pour un alley-oop en appuyant sur ZL et il faudra donc lui passer la balle dans le bon timing. Cependant, il arrive régulièrement qu’il ne saute pas, vous faisant donc perdre un temps précieux. Pour voler le ballon à l’adversaire, vous aurez 2 possibilités : soit la manière douce avec Y, soit avec le bouton A plus efficace mais qui consomme énormément de votre endurance.
Le plus déconcertant lorsque vous débutez est le timing demandé pour les tirs. Il faudra donc bien étudier les mouvements pour savoir quand relâcher le bouton au bon moment, mais même après plusieurs heures de jeu, cela n’est pas évident pour chaque animation, surtout lorsqu’un point bonus viendra vous récompenser pour un timing parfait. Un panier à 3 points peut donc potentiellement vous en rapporter 4, ce dont ne se privera pas l’ordinateur dans les derniers matchs. Les premiers matchs risquent d'être laborieux sur les tirs, mais petit à petit les choses s'arrangent.
Une durée de vie trop courte
Lorsque vous commencerez le jeu, les joueurs avec lesquels vous pourrez jouer seront fournis via des packs de cartes, comme avec Panini et ses fameux albums. Il y a 3 catégories de joueurs, les normaux, les Epic et les Legend. Pour être tout à fait honnête, on ne comprend pas tout à fait la logique de Saber Interactive, que ce soit pour certaines stats ou pour ce classement de joueur.Par exemple, James Harden est considéré comme un joueur de légende (c’est un très bon joueur, je ne le nie pas du tout) au même titre que Hakeem Olajuwon tandis que Kawhi Leonard ou Ray Allen sont des joueurs classiques… Scottie Pippen a la note de 1/10 en “contre” tandis que Rajon Rondo a 5/10 !
Vous débloquerez de nouveaux joueurs en gagnant des tournois qui feront augmenter votre niveau d’utilisateurs. A chaque niveau vous remporterez un paquet de 5 cartes et à chaque finale vous rapportera un paquet en or parmi lesquelles les légendes sont plus nombreuses.
Chaque match de tournoi vous proposera un challenge supplémentaire, comme faire 6 contres ou marquer 10 paniers à 3 points sans qu’il ne soit nécessaire de gagner le match. C’est un ajout intéressant mais parfois assez improbable, surtout lorsque l’on vous invite à faire 15 interceptions en moins de 3 minutes…
A force de faire des actions spectaculaires, la jauge de loterie se remplira et vous permettra au hasard d’avoir des bonus pendant un temps limité, comme le turbo infini, un tir qui atteint sa cible à 100% ou même une réduction du temps de possession par 2 de votre adversaire. Certains permettent même de faire des remontés spectaculaires avec des multiplicateurs de points disséminés sur le terrain. On retrouve donc un peu la philosophie d’un Mario Kart pour dire qu’un match n’est jamais vraiment fini.
La sélection des joueurs faite par Saber Interactive varie les plaisirs avec de vieilles connaissances comme Allen Iverson, Magic Johnson et des joueurs actuels comme LeBron James et Stephen Curry. On peut se demander pourquoi certains joueurs figurent dans le jeu et pas d’autres mais le roaster général est satisfaisant.
Un jeu multi-plateformes mal optimisé
Pour être tout à fait honnête avec vous, avant d’acheter le jeu j’avais le choix de me le procurer sur une autre plateforme, mais j’étais inquiet quant à la qualité du portage sur Switch. Je la savais moins jolie et dépourvue du mode en ligne à son lancement. Finalement j’ai choisi la console de Nintendo pour le concept même de la console : son côté hybride et multijoueurs avec fun immédiat. Est-ce que je regrette mon choix ?En lançant le jeu, on comprend que Saber Interactive a préféré mettre en avant la fluidité du titre. Pas forcément belle et pas forcément gourmande en ressources, la version Switch s’est tout de même vue amputée de quelques effets (comme l’ombre des joueurs et les reflets du parquet à Las Vegas). Rien de rédhibitoire, juste un peu dommage mais soyons honnêtes, avec la Switch nous savons qu’elle souffrira toujours des comparaisons avec la concurrence.
Cependant je salue l’initiative de vouloir garder un jeu fluide plutôt qu’un jeu un peu plus beau. Bon, il existe tout de même de rares ralentissements mais on n’y fera presque pas attention, tout du moins en mode TV.
En effet, et c’est là que la bât blesse : en version portable le jeu a beaucoup plus de mal à nous impressionner. Pour commencer la résolution est nettement plus basse et les joueurs sont flous ! Sur mes rares jeux Switch, c’est bien la première fois que je vois une telle différence à l’œil nu. Il est étonnant de voir comment un développement peut être différent selon les développeurs. Pour Zelda, le jeu était presque mieux optimisé en mode portable à son lancement, ici c’est l’inverse et la différence est flagrante.
Pour autant, le jeu reste tout à fait jouable malgré des ralentissements plus nombreux et un framerate loin d’être parfait selon le parquet choisi (surtout sur le terrain de Tokyo où certains seront vraiment gênés). Malgré tous ces défauts, j’ai finalement passé plus de temps avec la machine entre les mains que sur la télévision. Suis-je donc un fou ? Moins exigeant ? Peut-être, mais l’impression globale est restée assez bonne.
Avec un seul Joy-Con, ça donne quoi ?
En un contre un avec un seul Joy-Con par joueur, le jeu reste jouable, les dribbles du stick droit étant remplacé par une pression du stick gauche et la direction voulue. Bien entendu cela ne vaut pas une vraie manette mais reste un vrai plus pour jouer à plusieurs avec seulement ses 2 Joy-Con.A l’instar de Snake Pass, un véritable bug concerne les vibrations du jeu. Elles sont étonnamment forte et bruyante, rendant toute discrétion impossible lorsque vous y jouez. C’est simple, j’ai dû désactiver les vibrations des manettes via le menu Home de la console pour m’en débarasser.
On se demande vraiment comment ce genre de désagrément peut arriver aujourd’hui, car cela est flagrant sur CHAQUE partie, c’est à se demander si les développeurs ont joué à leur jeu une fois sorti…
A l’heure où ce test est écrit, une mise à jour est attendue pour le titre. Cependant, vu le retard pris pour la sortir, il a été décidé de le rédiger avec les défauts actuels. Le jeu édité par Electronic Art est développé par un petit studio indépendant qui semble avoir été pressé par le temps, sûrement pour coller au planning de la NBA qui voit actuellement s’affronter Kevin Durant et LeBron James.
Cependant, malgré de nombreuses qualités, il n’est clairement pas fini. Ne serait-ce que pour se faire pardonner du retard du mode en ligne, Saber Interactive a déjà promis d’offrir le jeu Shaq Fu: A Legend Reborn prévu pour cet automne. Des mises à jour sont déjà disponibles sur certaines plateforme corrigeant la plupart des vilains défauts du titre. Par exemple, une jauge pour connaître le timing du tir a été ajoutée, le gameplay a été rééquilibré et Shaquille O’Neal ne vous plantera plus autant de 3 points sur la truffe (surtout quand on sait que le joueur était déjà mauvais aux lancers francs).
Ajoutez à cela de nouveaux joueurs et vous obtenez un jeu de plus en plus complet et plaisant. Il semblerait donc que les développeurs prendront le soin de terminer leur jeu dans le garbage time, pas une si mauvaise nouvelle en soit.
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Mais à part Zelda qui tourne mieux en portable, je connais aucun jeu qui tourne mieux en portable qu'en salon.
Les jeux Nintendo, ARMS, Splatoon, MK8 tourne aussi bien en salon qu'en portable.
Et enfin la majorité des jeux tiers, Minecraft, SnakePass, LegoCity Undercover ... Tournent mieux en mode salon.
La question c'est pas, pourquoi le jeu tourne mal en mode portable, mais pourquoi Zelda tourne mieux en mode portable qu'en mode salon ? Les anciens devkit étaient moins puissants en mode portable ce qui fait que les devent sur estiment la console en mode portable avec les nouveaux ? ( Simple supposition )
Pcq on avait entendu qu'il y a eu des changements de spécifications au niveaux des devkits ...
C'est en effet dommage que sur Switch les mises à jour coincent concernant ce jeu (mais pas que) car sur PC et PS4 ils ont pu rapidement amélioré le jeu avec les premiers retours des joueurs et le futur du jeu s'annonce intéressant (davantage de terrains, de joueurs bien sûr, mode saison (?), création de personnage (?)). La grosse interrogation sera de voir jusqu'où le studio soutiendra le jeu sur Switch. Les vibrations sont vraiment un mystère...j'en oublie parfois des les réactiver en passant sur MK.
Merci pour le test
Par contre sur ma tv 720 p vieille de 7 ans aucun aliasing, c'est propre. Remballé vos 4K à 10 000 dollars:)