Test d’Everhood 2, toujours aussi déjanté mais en mieux !
Toujours aussi coloré, musical et loufoque ! On reprend les mêmes et on améliore la recette !
Test
Attention aux flash lumineux !
Si vous n’avez pas fait le premier, ce n’est pas bien grave. Everhood 2 ne reprend pas du tout la même trame historique. Cela dit, l’univers n’en reste pas moins étrange avec des couleurs flashy et des personnages tous aussi uniques les uns que les autres. C’est toujours aussi Lewis Carrollien dans des décors en pixel qui n’ont ni queue ni tête et aucune logique.On passe d’un environnement du milieu de la nuit avec des néons de toutes les couleurs où il faut dealer pour avancer à une mine pleine d'esclaves extraterrestres à libérer. C’est totalement What the fuck ! C’est pour ça qu’on aime, surtout que ce style n’a absolument rien perdu de sa qualité par rapport au premier. Au contraire, il est maîtrisé et va même au-delà de ce que le duo de développeurs ont pu nous proposer.Bien que l’histoire semble dure à appréhender, on comprend petit à petit que le personnage que nous incarnons est humain, du moins son âme l’est. Et c’est ce que vous semblez être au cœur de ce récit, une âme humaine qui cherche la force de combattre le dragon spirituel en son for intérieur. C’est très philosophique.
Contrairement à la précédente itération, le protagoniste est le résultat de vos choix en début de partie. Il y a un questionnaire et en fonction de vos réponses, votre avatar est bleu, vert ou rouge. Cependant, mis à part le niveau de difficulté et la couleur, cela n’influence pas sur le jeu ni sur les capacités de votre personnage. Ce qui est dommage car la mise en scène du questionnaire semble inutile.
Musical fight theater !
Outre son univers et ambiance délurée, ce sont les combats qui caractérisent Everhood. Si vous n’avez pas fait le premier, la recette est quasiment restée la même dans ce second volet à quelques différences près dont on va parler. La mise en scène des affrontements se fait via un face à face avec plusieurs rangées verticales. Sur fond musical très présent, l'adversaire vous balance littéralement les notes de musique sous la forme de vagues d’énergie.Tel un jeu de rythme, vous pouvez esquiver ou sauter par dessus. Mais ce qui change, c’est que désormais vous pouvez attaquer. Pour vaincre, il ne suffit plus d’esquiver jusqu’à la fin de la musique, non il faut mettre les PV à zéro. Cela ressemble beaucoup plus à du RPG. Pour y arriver, il faut absorber en rythme les notes de musiques et les cumuler au lieu de les esquiver. Il faut juste appuyer sur la touche absorber au bon moment. On peut faire une petite, une moyenne et une grande attaque en fonction du nombre de notes absorbées.Dans le principe, c’est simple mais on comprend rapidement la complexité du système. Les notes ont toutes des couleurs différentes et certaines ne peuvent pas être absorbées. Il faut évidemment esquiver ces dernières tout en conservant l'énergie cumulée. Car au moindre dégât subi, adieu la concentration. On peut imaginer aussi qu’il suffit d’absorber toutes les vagues d'énergie de toutes les couleurs mais que nenni. Si elles ont une couleur ce n’est pas pour rien. Il faut cumuler les notes de la même couleur pour réussir son attaque. C’est un habile mélange d’action à travers le rythme.
Mais le clou du spectacle, c’est que certains adversaires ont des faiblesses. Ils sont faibles aux attaques bleues, d’autres aux attaques rouges ou vertes, etc. En parallèle, l’aventure met en place des points d’expériences avec une montée de niveau et des armes afin d’augmenter les dégâts et les points de vie.
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