Microcosmos
Pour commencer, que tous ceux qui sont terrorisés à la vue d’une micro araignée ou qui ne peuvent s’empêcher d’avoir peur d’une petite guêpe attirée par un bout de melon bien sucré arrêtent tout de suite de lire ce test. En effet, ici pas de plombier en salopette bleue, de hérisson boosté aux hormones ou de petite boule rose qui avale ses ennemis. Tout n’est que monde à taille réduite où la loi du plus fort règne en maitre. C’est donc dans la peau rigide et poilue d’une tarentule ou dans la carapace rugueuse d’un scorpion que nous nous retrouvons à tour de rôle. En effet, au lieu de nous proposer qu’une seule bestiole à incarner, THQ a eu la bonne idée de nous proposer ces deux créatures afin de multiplier par deux le gameplay du jeu. Mais avant de s’attaquer à cette partie, revenons-en à nos deux octopodes et à la guerre fratricide qui s’est engagée entre eux deux…Le scénario du jeu, car il y en a bien un, nous amène dans un endroit désertique, un peu coupé du monde, que vous devrez explorer de part en part pour arriver à poursuivre votre opposant. En effet, pour on ne sait quelle raison, la tarentule cherche à exterminer le scorpion et inversement. Notez également que deux humains font régulièrement une apparition et qu’ils semblent à la recherche d’un magot planqué comme par hasard au cœur de votre terrain de jeu. En parlant de terrain de jeu, les 10 niveaux qui composent le titre sont plus où moins variés dans le sens où l’on parcourt plusieurs fois les mêmes endroits mais de façons différentes. Heureusement, les événements qui s’y déroulent et les ennemis que nous y affrontons sont assez diversifiés pour nous donner envie de poursuivre l’aventure.
Plus d’une quinzaine d’espèces différentes que nous allons devoir exécuter tout au long de nos pérégrinations. Mantes religieuses, lézards, guêpes, rats et autres cafards : à croire que c’est une réunion des créatures les plus dégoutantes du coin qui se sont données rendez vous pour vous faire la peau. Un vrai régal sans compter sur les boss tous aussi hideux les uns que les autres comme un venimeux crotale qui a décidé de faire de vous son 4h ou un lézard géant qui vous traquera sans cesse…
« L’araignée Gipsy, monte à la gouttière… »
Comme dit précédemment, deux bestioles sont contrôlables à tour de rôle dans le jeu et c’est d’ailleurs avec la tarentule que nous faisons connaissance en premier dans le jeu. Commençons donc par la présenter en premier si vous le voulez bien. La tarentule, armée de ses huit pattes velues et de ses crochets venimeux a la particularité de se mouvoir assez rapidement, de pouvoir faire des bond rapides, de marcher dans tous les sens (perpendiculairement au sol et même au plafond) ou bien de lancer des fils de soie qui immobilisent ses ennemis. Ainsi, cela fait d’elle la plus agile qui est parfaite pour les phases d’exploration. Si au début, peu de ces capacités sont débloquées, il faut bien avouer que ses petits bonds sont bien utiles pour éviter les attaques des ennemis et que se la jouer Spiderman en volant de toile en toile a un côté sympathique indéniable…Niveau points faibles, cette agilité a beau en faire une proie assez difficile à attraper, c’est malheureusement sa résistance et ses capacités de combat qui sont bien moins développées. Incapable de bloquer les attaques ennemies, l’araignée est obligée d’appliquer une technique risquée et parfois fatale qui consiste à esquiver et attaquer au corps à corps ce qui avouons-le est bien dangereux pour elle. Côté offensif, son lancer de toiles peut être parfois utile mais assez difficile à vraiment placer en combat quand vos ennemis attaquent en groupe, ce qui arrive la plupart du temps. Par contre, son attaque circulaire est bien pratique et touche tous les ennemis qui ont le malheur de se trouver à proximité directe de notre héroïne.
Concernant la morsure venimeuse de notre chère amie (et la piqure du scorpion d’ailleurs), ce mouvement est très peu pratique à utiliser car il demande de « charger » son coup, tout en étant la proie de nos ennemis, et de lancer l’attaque quand l’ennemi est assez proche. Autant dire que cela marche vraiment de façon aléatoire mais a un côté glorifiant quand ça marche. Enfin, quand un de vos ennemis agonise sur le sol, une capacité déblocable après moultes combats vous permettra de sauter sur eux afin de les dévorer et regagner un peu de santé. Tout simplement jouissif…
« Scorpion wins : FATALITY !!! »
Un peu lourdaud et lent à l’opposé de notre starlette, on retrouve le scorpion, véritable tank, qui lui est incapable de sauter. Et c’es bien là son principal défaut puisqu’il est assez dur d’éviter la confrontation quand on est agile comme un char Leclerc. Néanmoins, il faut quand même noter que le scorpion a des avantages exclusif comparé à la tarentule en ce qui concerne l’exploration et ceci vient du fait qu’il est muni de deux pinces dont il se sert à merveille. Entre la possibilité de creuser les parois friable, de couper les herbes hautes et surtout de s’enterrer dans le sol, pour éviter une charge ennemie et contre-attaquer juste derrière, notre ami tout-terrain a de la réserve. Ses capacités bien utiles serviront surtout à nous faire découvrir les niveaux déjà traversés avec l’araignée mais sous un autre angle et montrent donc une optimisation assez géniale de la part des développeurs du level design.Par contre, pour ce qui est des combats, la star c’est lui. Avec sa carapace ultra résistante et ses pinces acérées, le scorpion est donc le roi de la baston. Maîtrisant de base la technique dite de « l’escargot », en se planquant dans sa carapace, le scorpion est capable de mieux se défendre que son ennemie la tarentule et surtout de contre-attaquer dans la foulée. Son combo de coups de pince est d’ailleurs redoutable et que dire de son coup de dard qui envoie voler nombre de ses opposants. A noter aussi que ce coup de dard peut être lui aussi rotatif pour faucher certains de ses ennemis ou en toucher plus d’un à la fois. Enfin, le plus jouissif dans la panoplie d’attaques vient des finish moves qui lui sont exclusifs.
Ces attaques sont utilisables une fois un adversaire affaibli et se déroulent de la manière d’un QTE (Quick Time Event), petite animation vous demandant d’effectuer une succession de mouvements avec le couple Wiimote Nunchuk. Allant de la piqure fatale avec son dard dans la gorge d’un lézard agonisant, à l’arrachage d’ailes d’une guêpe un peu trop agile à son goût en passant par le tranchage pur et simple d’une mante religieuse en deux, ces fatalités sanglantes et répugnantes font tout l’intérêt du combat avec le scorpion et l’on prend d’ailleurs un malin plaisir à les réaliser. Tout simplement…
« Le visqueux sous la carapace… »
Vous l’aurez compris, les gameplays de chaque bestiole sont bien variés et assez complets pour que le joueur puisse s’amuser. En plus, le jeu est très facile à prendre en main et les nouvelles capacités se débloquant au fur et à mesure, on a bien le temps de s’y habituer. On a beau utiliser la majorité des boutons et devoir en plus faire des mouvements, tout vient presque naturellement et ne pose pas de problème sauf quand cette fichue caméra fait des siennes.Si nous venons de passer en revue les côtés les plus sympathiques de ce titres, sachez qu’en dehors de cela, le jeu n’a rien de vraiment exceptionnel et reste très classique. En effet, les graphismes sont sympas mais sans plus, avec des protagonistes et décors en 3D assez bien réalisés mais qui baignent presque tous dans la même gamme de couleurs assez ternes. Il est toutefois plaisant de parcourir les dix niveaux du jeu dans la peau d’une petite créature et c’est plus l’ambiance qui prime dans ce titre original de THQ.
Idem pour la partie audio qui ne nous a pas plus marqué que ça avec des musiques inexistantes mais avec de très bons bruitages d’insectes qui apportent une ambiance sonore oppressante tout au long du jeu. C’est au final au niveau de la durée de vie (6h max) et surtout sur le côté répétitif que le jeu perd des points, la faute à un level design intelligent mais qui nous fait faire deux fois les niveaux en suivant un chemin différent. Qui plus est, ce côté répétitif ne donne pas envie de recommencer l’aventure ou de refaire les niveaux pour chercher les larves que l’on a manquées afin de débloquer des artworks certes sympathiques mais dispensables sachant que ce sont les seuls bonus du jeu. Dommage, on n’était pas loin du sans-faute…
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