Smash Bros : c'est la fête sur Wii U !
Après des semaines d'une communication intense, Nintendo sort sa bombe atomique de l'année sur Wii U : Smash Bros ! Jouable à 8, avec une foule de modes, Max nous présente ce jeu très attendu sur Terre !
Test
Oh, dis c’est Smash ?
Le premier élément de différenciation mis en avant pas Nintendo, et visible dès l’écran d’accueil, c’est le mode exclusif à cette version : Odyssée Smash. En lieu et place de l’Aventure Smash sur portable, dont l’intérêt était assez mitigé, on nous sert cette fois-ci un party-game à la sauce Smash. La recette de cette sauce ? Prenez les ingrédients d’un Party Game dit classique, tel que Mario Party ou Wii Party, avec son plateau, ses déplacements gérés aux dés et les objets à collecter avant les adversaires.Au lieu de courir après des étoiles, il s’agit là de ramasser un maximum de bonus de caractéristiques (attaque, défense, saut… comme dans Aventure Smash) et des combattants. Ensuite, dynamisez l’ensemble en faisant se déplacer simultanément les joueurs et en supprimant les mini-jeux entre chaque round. Par contre, certaines cases du plateau déclenchent un combat, combat auquel participent les 4 joueurs. Comptez ainsi un combat tous les trois tours de jeu environ. Il s’agit d’un combat à thème et en une seule vie où chacun va incarner l’un de ses combattants glanés sur le plateau. De plus, chacun profite des boosts de compétences récupérés jusqu’à présent, et peut également activer un objet obtenu sur le plateau. Le vainqueur du combat gagne un nouvel objet et vole le combattant utilisé par le joueur arrivé second. Et oui, ce n’est pas le premier à perdre qui doit donner son personnage, mais bien celui qui a tenu jusqu’au duel final. De quoi décourager les planqués de se tenir à l’écart de la mêlée principale, et surtout d’éviter que les joueurs les moins forts se fassent racketter systématiquement.
Une fois la partie terminée (limitée à un certain nombre de tours), il y a un combat final dans lequel vous pouvez incarner tous les combattants accumulés sur le plateau. Il est donc conseillé d’en réunir un maximum. Mais vaut-il mieux récupérer un Olimar et un Megaman, ou seulement un Marth ? La meilleure solution est encore d’avoir un minimum de maîtrise de chacun des combattants. L’idée d’inciter les joueurs à explorer d’autres horizons que leur « main character » est bienvenue, mais cela n’aidera pas à équilibrer les parties entre vous, possesseur du jeu acharné, et votre cousine Léa qui ne sait jouer qu’avec Kirby.
On obtient au final un bon dosage entre les habituelles injustices du hasard liées aux Party Game permettant à chacun de se gausser à tour de rôle dans des retournements de situation improbables, et les différents règlements de compte où seule la loi du plus fort prévaut. Ajoutons qu’il existe une multitude d’objets aux effets divers et variés à utiliser sur le plateau ou avant un combat, et que certains évènements viennent pimenter le plateau. De quoi donner une bonne rejouabilité à ce mode qui est surtout destiné aux sessions entre amis.
Super 8
Le deuxième argument supposé justifier l’achat, même si on possède déjà la version 3DS, c’est la possibilité de jouer à 8 en local (en mode Smash uniquement). Si cette fonctionnalité est extrêmement rare sur console de salon, elle n’en est pas pour autant inédite. On peut notamment penser à différentes licences sportives de chez Electronic Arts, mais le parallèle le plus proche est sans doute à faire du côté de la série des MicroMachine. Pionnière en matière de multi local (on se souvient des ports de manettes montées sur la cartouche), elle partage avec SSB un côté assez bordélique dont le fun est proportionnel au nombre d’amis entassés devant la télé. Quelques générations plus tard, l’équation est toujours valable. Il y a 6 ans, l’arrivée de la Wii sur le marché a amené le jeu vidéo au cœur des soirées entre amis, les fameuses « Wii Party », on peut imaginer que ce nouveau Smash Bros incitera un paquet de joueurs à dépoussiérer leur répertoire téléphonique pour donner un nouveau souffle au concept.Afin que l’action reste tout de même lisible, seules certaines arènes suffisamment vastes peuvent accueillir ces joutes format XXL. Il y en a tout de même suffisamment pour ne pas avoir l’impression de tourner en boucle sur les mêmes stages toute la soirée. Une fois la partie lancée, il n’est pas toujours facile de se repérer de prime abord, surtout avec 7 CPU un peu trop collants. Jouer à 8 sur Wii U est aussi lisible qu’à 4 sur 3DS, comptez 2 ou 3 parties pour être parfaitement à l’aise.
En tant que variante du mode Smash, les combats à 8 sont tout aussi paramétrables qu’à 4. En équipes, en mode vie, avec du handicap… vous pourrez savourer Smash Bros comme vous l’aimez. Et si vous vous inquiétez de ne pas avoir suffisamment de Wiimotes, sachez que le jeu accepte un maximum de périphériques. De la mablette au controller classique, en passant par l’incontournable manette GameCube ou les improbables Bongos, tout ce qui se connecte à une des trois dernières générations de coNsoles semble fonctionner. Et même la 3DS peut faire office de manette si vous posséder la cartouche du jeu, la procédure de connexion prend cinq secondes et est accessible dès l’écran d’accueil. Bref, vous ne devriez avoir absolument aucun problème pour réunir suffisamment de controllers. Evidemment, pour toutes les connectiques NGC, il faudra passer par l’achat d’un adaptateur vendu séparément ou en bundle avec le jeu. N’ayons pas peur de smasher une porte ouverte, la meilleure maniabilité est naturellement à mettre au crédit de la manette GameCube.
Amiibo , ami virtuel et virtuose
Maintenant, cas pratique. Imaginez que vous avez réunis tous vos amis sachant à peu près en découdre sur le jeu, mais à bien y regarder vous vous rendez compte que vous n’êtes que sept (parfois la vie est cruelle). Sortez votre Amiibo flambant neuf de son emballage et intégrez-le à la mêlée. Les premières rixes risquent fort de tourner à la course au frag facile sur ce pauvre punching ball mal dégrossi. Mais au fil des matchs, ce huitième larron va s’aguerrir pour se mettre au niveau de ses adversaires, voir même les dépasser au point d’être celui qu’on fui.Comment cela se passe-t-il ? Tout d’abord les Amiibos s’améliorent au fil des combats qu’ils livrent, pouvant aller du niveau 1 au niveau 50. Mais en plus, ils développent une IA qui leur est propre, et qui est calquée sur les habitudes de combat de leurs adversaires. Vous avez tendance à abuser des Smash, à vous ruer sur les objets ou à enchaîner les esquives… tant de réflexes qu’il va falloir apprendre à contrer. Un bien bel outil pour perfectionner son jeu et combler ses lacunes. C’est comme si l’Amiibo développait une personnalité propre. Il apprend, il progresse, il développe un style de jeu, il joue toujours son personnage fétiche (forcément !). Bien loin des figurines NFC concurrentes, SSB4U donne une âme à ces statuettes. A tel point qu’à la fin de la soirée, on en viendrait presque à oublier que nous ne sommes que sept dans la pièce.
Farandole de modes
Hormis les deux gros morceaux évoqués, cette mouture Wii U a encore d’autres modes exclusifs au menu. S’il est tentant de parler d’accompagnements quand on li le menu, on s’aperçoit rapidement qu’on est gavé de modes bien consistants, jusqu’à en avoir les dents du fond qui baignent… C’est un peu comme un banquet de mariage, soit on peut faire simple avec une entrée et un plat principal (Odyssée Smash et Smash en l’occurrence), soit on se dit que c’est l’occasion ou jamais d’en mettre plein la vue à ses hôtes. Ici, Sakurai et sa bande nous ont rajouté les amuse-gueules, le poisson, le trou normand et la pièce montée.En premier lieu, le retour du mode Evénements. Inauguré dans Melee et repris dans Brawl, il consiste en une série de défis à thème, et pas uniquement des combats. Comme par exemple endormir des enfants un peu trop turbulents, dans les faits vous incarnez Rondoudou et devez endormir Link Cartoon, Ness et Bowser Junior avec sa berceuse. Il existe aussi des Evènements spécifiques pour la coopération à deux joueurs. Chaque évènement réussi permettra d’en débloquer d’autres et de récupérer des récompenses cachées. Fourni et varié, réussir l’ensemble de ces défis est un challenge relevé, et une bonne alternative aux modes principaux.
Il vous reste encore un peu de place ? Voici les Commandes Spéciales servies sur un plateau par Créa-Main et Dé-Mainiaque. L’une et l’autre reposent sur des défis générés aléatoirement. Avec la Créa-Main, vous décidez du défi que vous souhaitez relever en sachant à l’avance la récompense pour laquelle vous vous battez, mais vous n’avez qu’une seule chance. Idéal pour varier les combats, et surtout pour privilégier certaines récompenses. Car entre les pièces d’améliorations, les attaques spéciales, les trophées, les musiques… en dehors de ce mode il peut être très long de récupérer de quoi se faire un personnage personnalisé bien spécifique. Chez Dé-mainiaque c’est plus « select », l’entrée est payante.
Après vous êtes affranchi de la taxe d’entée, vous aurez à nouveau à choisir entre plusieurs défis. Cette fois aussi le moindre échec sera fatal, mais en plus vous êtes limités dans le temps. Il faut donc enchaîner un maximum de défis dans le temps imparti et en ne se soignant quasiment pas entre chaque manche. Tout en sachant qu’il faut conserver assez de temps et de vie pour affronter Dé-mainiaque lui-même. Evidemment, plus vous réussissez de manches et plus grosse est la récompense. Mais au moindre faux pas c’est le game over, accompagné de la perte d’une grosse partie de vos ex futurs gains.
Indémodable
En plus de toutes ses nouveautés, le jeu intègre évidemment les autres modes qui ont fait le succès de la série. A commencer par le mode classique qui a été entièrement repensé. C’est à se demander s’il ne faudrait pas le renommer tellement le lifting est profond entre chaque opus. Cette fois, il nous est proposé d’enchaîner des combats allant de 2 à 8 participants, avec un boss plus ou moins hargneux qui nous attend au bout de l’épopée, selon le niveau de difficulté choisi.Notons quelques subtilités bienvenues comme le fait de devoir soi-même éjecter un adversaire pour récupérer le bonus qu’il octroie, le fait de pouvoir parfois choisir des alliés parmi les personnages précédemment vaincus, et le rival qu’il est à la fois plus risqué et plus lucratif d’affronter en fin d’aventure. Certainement pas le mode le plus original ou varié, il porte finalement bien son nom. Bien plus prévisible, le mode all-star n’a pour seule différence avec la version 3DS que l’ordre des affrontements, cette fois-ci en commence par les nouveaux venus pour finir par les vieux briscards du jeu vidéo. Le stade est également présent et propose les trois mêmes disciplines que sur portable : le home-run, le Bombe Smash et le Smash en masse. Le petit plus est de pouvoir jouer à tous ces modes à 2 joueurs, ou même à 4 chacun son tour. Enfin on retrouve le mini-jeu Trophées à gogo pour les ludophiles.
Les modes online similaires à ceux sur 3DS sont de la partie, mais pas encore disponibles lors de la rédaction de ce test. La possibilité de créer et de participer à des tournois devrait être la grosse plu value de la chose. En espérant pouvoirs vous y retrouver rapidement, chers lecteurs, pour tester tout ça de façon musclée.
Avant, je jouais à Smash Bros…
Si le casting n’a pas bougé d’un iota depuis deux mois, quasiment tout le reste du contenu a été revu ou complété. Commençons par les arènes. Presque aussi importantes que les personnages tant certaines peuvent avoir un impact majeur sur le déroulement des combats, on ne peut qu’être époustouflé par leur nombre. Jamais il n’y en avait eu autant dans un précédent épisode. Si on regrette que certaines n’aient guère plus d’intérêt que Destination Finale, elles sont dans l’ensemble plus variées dans leurs mécanismes que sur 3DS. Quel bonheur de combattre dans l’anti-chambre du Conseil des 4, quelle idée de génie que de pimenter d’une partie de cache-cache les rixes façon Wario Ware, quel challenge de dompter un Ridley en fureur... Beaucoup d’arènes apportent leur touche de gameplay unique. Le constat est tout aussi reluisant pour les musiques.Avec bien plus de mélodies que sur portable et d’une qualité exceptionnelle, la bande originale supplante celle de Brawl à tel point qu’il n’y a même pas matière à en débattre. Un vrai tour de force tant faire mieux qu’il y a 6 ans paraissait proche de l’impossible. Et comme on peut à nouveau personnaliser leurs fréquences d’utilisation sur chaque arène, on se sentirait presque coupable de profiter d’une telle luxure sonore. Toujours dans le registre de l’opulence, SSB4U propose des dizaines de démos de jeux ayant fait la notoriété des différents protagonistes de cet épisode. Même si Nintendo ne se cache même pas du but commercial de la chose, c’est le genre de bonus qui fait toujours plaisir. Enfin, afin de s’assurer d’être au moins (presque) aussi généreux que ses prédécesseurs dans tous les domaines, cet épisode réintègre les règles spéciales en mode Smash. Ce qui permet de créer quelques parties sur mesures où tous les joueurs subissent différents effets tels que l’invisibilité ou une gravité réduite. Les plus expérimentalistes pourront même s’amuser à cumuler ces effets.
Le mode Pièce fait également son retour, dans ce mode il s’agit de ramasser un maximum d’argent que les adversaires laissent tomber lorsqu’ils encaissent des dégâts. Un régal pour les opportunistes. Pour les habitués de la série, on notera quand même deux manquements qui ont pourtant fait les beaux jours de Melee. Le mode tournoi en local permettant des sessions jusqu’à 64 participants (32 sur Brawl). Et le mode Bonus qui récompense les joueurs audacieux et variant leur jeu. Loin d’être infaillible, ce mode de jeu avait le mérite de récompenser ce qu’on pourrait appeler le « Smash Champagne » et de pénaliser les planqués.
Art martial
D’un point de vue technique, le jeu ne souffre d’aucun lag. Même à huit joueurs et en abusant d’objets explosifs, l’affichage en 60 images par seconde n’est jamais pris en défaut. Sakurai aime prendre le temps de bien faire les choses, et ça se voit ! Sublimé par le passage à la haute définition, le tout dernier Smash Bros fourmille de détails, de clins d’oeil, d’authenticité envers les différentes licences. Appuyez sur pause, tournez la caméra dans tous les sens et essayez (en vain) de trouver une erreur. Vous ne trouverez pas une texture baveuse, pas un faux raccord, pas un problème de collision, pas une trace d’aliasing à prendre en photo pour faire le malin sur les forums. Même ce qui n’est pas censé apparaître à l’écran respire la rigueur nippone. Faites le test chez vous, dans n’importe quel mode de jeu et à n’importe quel moment.Mais surtout ce qui donne cette ambiance unique à Smash Bros, c’est de toujours réussir à recréer avec une fidélité remarquable ces univers aussi variés que hauts en couleurs. A ceux qui ne considèrent toujours pas le jeu vidéo en tant qu’art, Sakurai répond qu’il y a pourtant des artistes pouvant produire des chefs d’œuvres vidéo ludiques. Entre une interface ergonomique au service d'un menu ultra complet, un gameplay léché jusqu’à l’os, une bande sonore qui restera dans l’histoire et un contenu titanesque, il ne manquait plus que cette réalisation de haut vol pour propulser SSB4U au sommet du divertissement par excellence.
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Il y a dans la version 3DS le fait que le jeu à poussé la console dans ses derniers retranchements, un jeu incroyablement fluide et impressionnant pour une si petite machine. d'ou le 19.
Ici il ne faut pas oublié la perte de l'émissaire subspatial...
Pas atroce juste pas très fun.
Heureusement que les cinématiques étaient géniales.
Boris y a déjà effectivement répondu, on ne peut pas attendre autant de la 3DS que de la Wii U.
Mais le point "manquant" à SSB4U ne vient pas de la disparition de l'émissaire subspatial pour moi. J'ai beaucoup aimé ce mode mais il y a largement de quoi compenser sa disparition sur Wii U.
Ça ne m'aurait pas déplu de retrouver un certain équivalent au mode Aventure ou à l'Émissaire subspatial, qu'il y ait ou non des cinématiques avec.
Bon par contre ce week-end on a fait une nuit SSB où on a testé le jeu à 8 avec 8 pads Gamecube, c'est vraiment du très grand multijoueur, bordélique, rigolo et quand même lisible à la fois (à condition d'avoir un écran de bonne taille, cela va de soi... comme quoi la HD, c'est pas totalement inutile d'un point de vue gameplay, hein 'Tendo ?). Ça va probablement rejoindre les sessions Saturn Bomberman à 10 en très bonne place dans les soirées gaming.
Ah et Pac-Man a remplacé Ike dans mon cœur et je veux que le monde entier le sache