Test de Ravenswatch : Le conte est bon !
Le petit chaperon rouge, la reine des neiges et les autres personnages de contes ont une nouvelle mission : empêcher la propagation des cauchemars.

Il était une fois…
Le Cauchemar corrompt le monde. Les personnages des contes et légendes ont décidé de s’unir afin de tenter de le détruire. Vous allez donc pouvoir incarner Scarlet, le Petit Chaperon rouge qui, à la nuit tombée, se transforme en loup-garou. Le joueur de flûte, la reine des neiges, Beowulf… et d’autres que vous pouvez débloquer au fur et à mesure de votre progression.Ravenswatch est donc un rogue like, dans lequel vous allez arpenter des zones pendant un certain laps de temps avant de devoir faire face au Cauchemar. Vous disposez de 3 jours pour tenter de monter votre personnage, de l’équiper, d’améliorer ses pouvoirs, avant de combattre le boss. Le jeu dispose de deux cycles : jour/nuit avec ses spécificités ; et de niveaux. En effet, vaincre le premier Cauchemar ne termine pas une run mais vous permet d’explorer le second niveau, qui se clôture lui aussi par un grand combat contre un cauchemar, et une troisième (et dernière ? à vous de le découvrir) fois.
Le jeu vous réserve de nombreuses surprises, notamment du côté de son lore. Des jalons de niveaux et de progression de chaque personnage vous permettent de débloquer des pages de lore de chaque protagoniste, voire d’en débloquer. La progression dans chaque niveau ajoute là encore des éléments de lore, que ce soit grâce aux pouvoirs, aux événements présents sur les maps, etc.
Au pays des merveilles
Les différentes cartes sont générées procéduralement. Dessus, différents types d’événements sont plus ou moins visibles en fonction de votre exploration. En effet, plus vous avancez, plus vous verrez apparaître sur votre mini-map différentes icônes. Coffres à ouvrir après avoir vaincu les ennemis de la zone, livres déclenchant un événement timé pour débloquer des bonus, puits dans lesquels vous allez pouvoir jeter de l’argent en échange d’items… Les possibilités sont nombreuses et toutes disposent en plus d’un code couleur indiquant leur difficulté (vert, c’est “facile”, rouge, difficile, par exemple).Chaque monstre vaincu vous fait gagner de l’expérience, ce qui vous permet d’augmenter votre niveau et de choisir un pouvoir/upgrade de vos capacités. A la manière des bénédictions divines d’un Hadès, ces talents sont aléatoires mais vous en débloquez au fur et à mesure de votre progression. Vous pouvez ainsi augmenter votre portée, la fréquence de vos attaques, ainsi que d’autres spécificités particulières à chaque personnage. Car oui, ils ont tous un gameplay spécifique, plus ou moins technique, de façon à rendre le jeu le plus accessible possible. Tous les types de gameplay sont représentés, la progression est fluide et vous serez même surpris de découvrir que tel ou tel protagoniste vous conviennent mieux que ce que vous imaginiez.
Comme nous l’avons évoqué, le cycle jour/nuit influence votre environnement. Les ennemis changent de comportements, d’autres vont s’éveiller à certains moments, ou devenir plus agressifs. Il faudra appréhender les différentes spécificités de chaque biome si vous voulez survivre une nuit de plus. Mais pas de panique : vous aussi, vous changez une fois le soleil disparu. Scarlet passe du gentil chaperon rouge au terrible grand méchant loup. Les pouvoirs du joueur de flûte changent la nuit, et ainsi de suite. Ce changement impacte le gameplay. Par exemple, Scarlet lance des bombes, tandis que le méchant loup saute et effectue une attaque de zone. La nuit a donc un impact sur tout le monde, vous comme les ennemis.
Et ils vécurent… et c’est déjà pas mal !
Chaque personnage a ses spécificités, mais globalement, leur base est semblable. Vous vous déplacez avec le joystick gauche et vous avez une palette de pouvoirs disponibles en appuyant sur différentes touches. Elles sont en bas de l’écran, avec le cooldown des pouvoirs. De gauche à droite, vous avez L, Y, ZR, X, A et R. Chacune de ses touches est associée à une attaque, R étant réservé à votre “ulti”, une attaque légendaire que vous ne débloquez qu’une fois atteint le niveau 6. Y étant l’attaque de base, le coup qui ne possède quasiment aucun cool down.Bien entendu, il existe quelques différences en fonction des personnages. Le joueur de flûte, par exemple, peut utiliser ses attaques avec le joystick droit. En effet, son gameplay est plus proche du twin stick shooter, envoyant des notes de musique frapper les ennemis. Chacun possède ses forces et ses faiblesses, c’est d’ailleurs ce qui rend intéressant la dimension multijoueur que nous allons évoquer. Certains personnages sont plus techniques que d’autres et nécessitent une certaine maîtrise : avec Carmilla, par exemple, il faudra gérer votre stock de sang et vos différentes formes ; avec Gepetto, vos marionnettes compensent la lenteur de votre personnage ; alors qu’Aladdin, lui, est une tornade de lame avec beaucoup d’agilité.
Il est donc possible depuis la mise à jour de fin janvier 2025 de jouer en multi cross-plateforme sur le jeu. Une manière particulièrement intéressante de permettre aussi bien aux gens qui l’ont sur PC de s’amuser avec ceux qui l’ont désormais sur Switch ! Vous pouvez être jusqu’à 4 sur une partie. Chacun devra prendre un protagoniste différent afin d’éviter les doublons. Ensuite… A vous d’aller vaincre le Cauchemar ! Et cela demandera une certaine discipline, les ennemis ne sont pas vraiment au même niveau si vous êtes seul ou accompagné.
Le jeu est particulièrement fluide : même en cross-plateforme, il n’y a pas de ralentissements, on ne sent pas la différence entre les supports. La seule chose qui est un poil dérangeante, c’est le temps de chargement d’une partie, un peu long. Mais si c’est le prix à payer pour pouvoir jouer en multi avec tout le monde, ce n’est vraiment pas grand chose ! Le jeu regorge de possibilités : que ce soit avec le déblocage des différents items, compétences, le fait de parvenir à faire les trois actes avec chaque personnage… Cela pourrait vous permettre de débloquer du contenu en plus ou même une fin spécifique… A vous de le découvrir ! Car Ravenswatch regorge de surprises, que ce soit dans les missions et quêtes qui sont présentes sur la map, dans les textes de lore que vous débloquez au fur et à mesure.
En plus de cela, le jeu possède une patte graphique à la fois sombre et colorée, jouant sur le côté jour/nuit et les changements de gameplay pour distiller des modifications dans l’éclairage, les teintes, les jeux d’ombre et de lumière. Cela se voit même dans le chara-design : on retrouve les caractéristiques de chaque personnage, mais avec une touche plus sombre, plus dangereuse, ajoutant une autre dimension à ces héros et autres protagonistes de légende.
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